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Une nouvelle histoire à écrire en rouge… avec Leica

 

Ceux qui me connaissent un peu savent que je porte souvent un pantalon rouge. Ce n’est pas tout à fait un hasard.

Dans la tradition maritime britannique, le fameux pantalon rouge est associé à ceux qui ont traversé l’Atlantique par la mer. Une vieille histoire de marins, pas vraiment une règle, plutôt un signe de reconnaissance auquel je me suis volontiers rallié après avoir eu moi-même la chance de traverser l’océan en bateau.

Alors, lorsque Leica m’a proposé d’embarquer ensemble pour les prochaines années, j’ai forcément souri. Pour commencer une nouvelle histoire avec une maison dont le petit point rouge accompagne depuis plus d’un siècle quelques-unes des grandes pages de la photographie, la coïncidence était plutôt jolie.

Alors va pour une nouvelle histoire à écrire en rouge !

Une histoire que nous avons surtout envie d’écrire sur le terrain. Car depuis bientôt vingt ans, c’est bien là que tout se passe pour moi : sur l’eau, au-dessus parfois, en dessous aussi, dans les arsenaux, sur les quais, à bord des bateaux gris comme des voiliers.

Les sujets changent, mais ce que je poursuis reste finalement assez immuable : la mer et la lumière.

Cette lumière qui ne prévient jamais, transforme pendant quelques secondes une coque, une voile ou un morceau d’acier et disparaît souvent aussi vite qu’elle est venue. C’est probablement elle qui continue de me faire partir, embarquer et parfois attendre des heures.

Mon travail de Peintre officiel de la Marine a encore élargi cet horizon : Marine nationale, marine marchande, industrie navale, patrimoine, course au large, plaisance… toutes ces Marine(s) qui, derrière leur formidable diversité, racontent notre rapport à la mer.

Une rencontre, puis l’Écosse

 

Dans cette aventure, il y a aussi une rencontre : celle avec Thomas Vollaire, photographe, vidéaste et directeur de la Leica Akademie France.

Nous avons rapidement partagé la même envie : ne pas limiter ce partenariat au matériel, mais imaginer des expériences photographiques, partir, essayer, produire des images et surtout transmettre. C’est d’ailleurs tout l’esprit de la Leica Akademie, qui fait vivre la photographie à travers des rencontres, des workshops et des expériences sur le terrain.

Thomas est désormais celui qui m’accompagne chez Leica dans mes grandes aventures maritimes. Et comme j’aime assez peu parler longtemps des choses avant de les faire, nous avons commencé par partir !

Direction l’Écosse, ses lumières improbables et ses merveilleux yachts classiques.

Dans mon sac, le Leica SL3-P, accompagné notamment des 24-90 et 90-280 mm. Du vent, des embruns, des bateaux qui ne vont évidemment jamais exactement là où le photographe voudrait qu’ils aillent et cette lumière écossaise capable de tout changer en quelques secondes : il y avait pire comme manière de faire connaissance.

J’y ai surtout retrouvé ce que j’attends de mon matériel : une technologie considérable qui finit par se faire oublier. Parce qu’en mer, lorsque la lumière arrive, on n’a généralement pas le loisir de lui demander de patienter.

 

De Paris à Saint-Malo

Quelques semaines plus tard, changement de décor avec ma conférence « Mer & Liberté(s) » au club « We Are », dans son superbe hôtel particulier du Faubourg Saint-Honoré, ancienne maison du parfum.

Un lieu où se croisent artistes, entrepreneurs et dirigeants autour d’une idée qui me plaît beaucoup : rapprocher la culture et le monde de l’entreprise.

Cela raconte aussi assez bien ce que nous voulons faire avec Leica : des images, évidemment, mais aussi des rencontres, des expositions, des conférences, de la transmission et cette envie de faire voyager la photographie au-delà des endroits où on l’attend habituellement.

Et maintenant, retour à la mer.

Cap sur Saint-Malo et la Route du Rhum.

Leica et Thomas seront de l’aventure. Il y aura les bateaux, les remparts, les pontons, cette incroyable concentration de marins et de machines et, je l’espère, les belles lumières d’automne que Saint-Malo sait parfois nous offrir.

Un studio Leica prendra également place au cœur de l’événement pour une nouvelle déclinaison de mes « Gueules de mer ». Vingt-six skippers viendront passer devant l’objectif avant de larguer les amarres, seuls, vers la Guadeloupe.

Et c’est là que l’histoire devient amusante.

Après le petit point rouge de Leica et mon fameux pantalon, notre première grande aventure commune va donc me conduire à photographier des marins qui s’apprêtent précisément à… traverser l’Atlantique par la mer.

Il y a des hasards auxquels il vaut mieux ne pas toucher.

Pour la suite, nous verrons bien où tout cela nous mènera. Il y aura la Marine nationale, les bateaux, le patrimoine, l’industrie, la course au large, probablement quelques hélicoptères, beaucoup d’embruns et quelques levers beaucoup trop matinaux.

Il y aura surtout cette envie intacte de continuer à regarder la mer et d’attendre la lumière.

Après bientôt vingt ans à la photographier, elle réussit encore régulièrement à me donner l’impression que je n’ai rien vu.

Et c’est une excellente nouvelle.

Je suis donc particulièrement heureux que Leica embarque désormais à mes côtés pour les prochaines années. Une aventure qui s’écrit avec Thomas sur le terrain, mais aussi avec Cyril et Gauthier, qui participent eux aussi à cette belle équation et à l’envie commune de construire bien davantage qu’un simple partenariat photographique.

Nous avons commencé en Écosse. Saint-Malo arrive à grands pas.

Pour le reste, il reste quelques océans à parcourir, beaucoup de lumière à attraper et, manifestement, pas mal de rouge à porter.