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Mon amour pour la mer et pour la photographie m’a souvent emmené vers des horizons insoupçonnés.

Pour le compte de mon partenaire et mécène Naval Group, je suis cette fois allé bien loin de la mer, à la rencontre d’un autre fleuron de l’industrie française : là où prennent forme les toutes premières pièces du futur géant des mers, le porte-avions de nouvelle génération, qui approchera les 100 000 tonnes.

Je ne pensais pas pouvoir repartir de ces univers industriels avec des photographies d’art. Et pourtant, deux d’entre elles me fascinent particulièrement. Saurez-vous deviner lesquelles ?

 

J’ai eu la chance de pénétrer là où peu de regards se posent et d’assister, en quelque sorte, à la naissance du PANG. Du Creusot, chez Framatome, à Firminy, chez Aubert & Duval, se forgent des éléments essentiels du futur porte-avions nucléaire français.

Derrière ces pièces hors normes se raconte aussi une histoire de souveraineté. Celle d’une France capable de concevoir, de forger et de maîtriser sur son territoire les technologies nécessaires à un programme aussi stratégique ; mais aussi celle d’une Europe industrielle qui conserve des savoir-faire, des compétences et des capacités de production parmi les plus exigeants au monde.

 

Et quand, en plus, la Marine nationale choisit d’en faire la une du dernier Cols bleus, l’histoire prend une saveur particulière…

D’ici dix ans, j’espère que mes objectifs croiseront à nouveau la route du fier navire, cette fois en mer.

Je le mesure de plus en plus : la photographie, et l’art en général, sont de formidables vecteurs d’émotion. Par leur transversalité, ils permettent aussi d’aborder les sujets les plus sérieux, stratégiques ou complexes autrement — et peut-être de leur donner une résonance plus sensible, plus universelle et plus pérenne.